eden-sur-seine

...transformer une inquiétude sentimentale en combat politique... organiser une grève mondiale des femmes en produisant un film pornographique ! Eden-sur-Seine, roman d'amour, politique, féministe et utopiste. Olivier Berthelot éditions punctum 2007

29 décembre 2006

Nespresso ou la phase ultime du capitalisme

Alors, oui, bien sûr,Georges Clooney n'est pas sans rappeler à certaines (et certains) d'entre nous quelques fantasmes d'adolescence où un certain 007 se battait pour le monde libre....

nespressoMais la liberté, c'est un concept qui ne peut prendre sa véritable saveur, qu'à certaines conditions. Et la première est encore de pouvoir en profiter.
Je ne cherche pas là à renvoyer au débat entre libertés formelles et libertés réelles, mais songeons-y : le Nespresso est-il vraiment un facteur de liberté ou plutôt d'asservissement ?
Je crois avoir le choix, (ne m'offre t on pas un choix entre des dizaines de saveurs différentes), et pourtant, ce choix, à bien y réfléchir, est un asservissement.
On peut d'abord songer au thème de la contrainte:
Ce choix que l'on me propose, c'est un choix marginal. Ma liberté d'action, mon libre arbitre, je vais l'exercer dans un univers contraint : celui choisis par les concepteurs et producteur de Nespresso: seuls les parfums de café proposés par Nespresso me sont offerts au choix et seulement ceux-ci.
Et ne me dites pas que la concurrence joue à plein. Nestlé est certes une entreprise capitaliste. Mais comme la plupart de ses consoeurs, elle a bien compris que ce qu'il y avait de meilleurs dans le capitalisme, ce n'est pas la concurrence libre et non faussée chère aux défenseurs de l'Europe libérale (voir le débat sur la constitution européenne), mais bien, plutôt, le monopole, ou , à défaut, l'oligopole.
Et d'ailleurs, essayez de mettre une capsule de Senseo, dans votre Nespresso : ça ne marche pas...
Mais au delà de cet assujettissement aux goûts des producteurs de Nespresso, une autre interrogation m'interpelle :

nespresso_2c'est vrai que c'est joli, un mur de capsule Nespresso...

C'est vraiment joli.

Mais quand on y pense, elles finissent où ces jolies capsules ?

à la Poubelle !

(et ce n'est pas le système de recyclage mis en place par Nespresso qui y changera grand chose : je serai curieux de savoir combien de consommateurs de Nespresso, renvoient, effectivement, au recyclage leurs belles petites capsules...)

Alors, plutôt que de signer la charte de M. Hulot, en sachant très bien, qu'ils l'oublieront aussitôt élus, ne devrait-on pas, plutôt, demander à nos élus, d'interdire, au nom du principe de la sauvegarde de l'environnement, ce type de produit, qui n'apporte pas grand chose au plaisir d'être un humain, mais contribue très certainement à la dégradation à moyen terme de la condition humaine ?

Posté par eden66 à 13:38 - Vive le capitalisme - Commentaires [0] - Permalien [#]

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