eden-sur-seine

...transformer une inquiétude sentimentale en combat politique... organiser une grève mondiale des femmes en produisant un film pornographique ! Eden-sur-Seine, roman d'amour, politique, féministe et utopiste. Olivier Berthelot éditions punctum 2007

11 janvier 2007

Sophie Calle, la nuit blanche et la page de même couleur, ou comment vient l'inspiration.

Rappelez-vous la Nuit Blanche 2002 : Sophie Calle avait passé la nuit dans l'appartement que Gustave Eiffel avait fait meubler à son usage au troisième étage de la tour. Selon le site de la tour,  18 245 personnes sont venues entre 18 heures et 7 heures du matin (dont 867 entre 3 heures et 7 heures).

j'avais, en écrivant Eden-sur-Seine, ce souvenir d'une soirée mémorable, cette première nuit blanche parisienne où la chaleur avait emporté la ville. Mais je n'avais pas eu la curiosité d'aller relire le programme de cette Nuit. Cela donne cet apperçu :


nuit_blanche_2002

(tous droit réservé Sophie Calle)

Je m'étais contenté, pour ma part, du deuxième étage... Si j'étais monté au troisième, très probablement aurais-je évoqué pour Sophie Calle une photo de mon grand père, en pyjama, la pipe aux lèvres, un matin de 1945 ou 1946, sur le seuil de ce même appartement, au troisième étage de la tour....

Sans doute est-ce en réminiscence de cette histoire familiale, que Absinthe V, in fine, y organise une autre année, le casting du film qui lancera la grève mondiale des femmes...

annonce_casting

Sans cette nuit blanche et ma propre histoire, ce casting aurait eu lieu ailleurs, et le roman eut été tout autre....

C'est toujours ce même étonnement qui vous prend, lorsque, ayant tapé un texte, même court, vous l'effacez suite à une fausse manipulation. Vous essayez alors, la mémoire encore imprégnée, de le réécrire. Pourtant, quelques soient vos efforts, vous ne retrouvez pas le même rythme, la même sémantique sous votre clavier.

Frustrant, cette idée que n'importe quel chef d'oeuvre de la littérature eut été différent, si, par exemple, au lieu d'avoir mangé des madeleines, un certain Marcel eut la réminiscence d'un lait rance. Ou qu'ayant été distrait, il eut égaré la première page de la Recherche et se soit épuisé à tenter de la reconstituer...

A méditer !


Posté par eden66 à 18:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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